Semaine 6 Chez Anne et Francois Dewisme au Gite de la poterie
Leur présence dans cette ferme c’est le temps que j’habite mon corps. C’est rigolo, non?
Les meubles n’ont pas bougé. Et moi je me sens bien dans cette équilibre de poteries, jardin, histoires et bons repas. On mange du pain et des gâteaux de Marjolaine. Chaque fois que j’entends ce prénom, je commence à fredonner la chanson éponyme.

Derrière mon ordi avec le vent dans les saules je rassemble les histoires des dernières semaines. Je n’ai pas beaucoup d’espace mental pour aller en chercher d’autres. Faut déjà organiser un peu tout ce qui a été récolté jusqu’à là sur ma petite table
Puis on a des rendez-vous de prévus pour rencontrer d’autres publics afin de cueillir un costume, jouer Volante, partager des lectures et conter les histoires récoltées.

Il y a des poules dans le jardin qui apparaissent toutes seules. Ce sont sûrement des poules rescapées de l’abattoir à côté qui viennent finir leur vie au paradis du Gite de la Poterie.
Entre balades à vélo et à pied, les pensées s’organisent.
Il reste une part pour les anges, ici. Et le vent tombe… Mais il tombe dans quoi?

Pour le dernier jour, nous sommes parti.e.s à vélo de Wirwignes pour une balade dans le boulonnais avec des histoires des autres résidences.
Ce qui m’a le plus touché ce dernier mois c’est que les histoires viennent aussi en ricochet aux histoires qu’on raconte. C’est dans un pingpong d’histoires que je me sens au bon endroit.. en participant à une création que je lance mais dont je suis aussi simple passeuse.
En arrivant aux Gites d’Autembert, je sors de mon sac une collection d’objets qui représentent chacun une histoire collectée. Je vais laisser le public décider de l’ordre pour découvrir comment les histoires vont se relier entre elles.

Dans le public je découvre de nouvelles pépites et on termine la journée ensemble sur un clash de gestes maraîchers avec Philippe ! Il me montre des gestes qu’il a fait dans sa jeunesse par milliers. Je lui montre des gestes récoltées et appris ces dernières années. Je suis si touchée de voir dans un autre corps ma propre fascination pour des gestes hors-contexte. Il a la précision des gestes traversés et les entremêle d’histoires. C’est beau de prendre du recul en le regardant faire et de me rappeler mon envie de chorégraphies. J’ai envie d’apprendre ces gestes et de prolonger ces gestes autrement encore. Affaire à suivre en octobre..
Bande son Ding Dang Dong, Les Rita Mitsouko
24 – 29 août
